°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Sommaire°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Sommaire°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

# Posté le samedi 16 juin 2007 15:22

Modifié le vendredi 31 août 2007 13:13

Kareem Abdul Jabbar #33

"C'est le meilleur de tous les temps"
Pat Riley



Nom : Kareem Abdul-Jabbar (anciennement nommé Lew Alcindor)
Date de naissance : 16 août 1947 à New York, N.Y.
Taille : 2m18
High School : Power Memorial (N.Y.)
College : UCLA
Draft : Milwaukee Bucks, 1969 (1er choix)
Numéro : 33 (retiré le 24 mars 1993 par les Milwaukee Bucks et le 20 mars 1995 par les Los Angeles Lakers)
Transfert : Echangé aux Los Angeles Lakers contre Junior Bridgeman, Dave Meyers, Elmore Smith et Brian Winters le 16 juin 1975

Quand Kareem Abdul-Jabbar prend sa retraite en1984 à l'âge de quarante-deux ans, aucun joueur en NBA n'a marqué plus de points, contré plus de tirs, remporté plus de titres de MVP, joué plus de All-Star Game ou participé à plus de saisons que lui. Son palmarès est simplement impressionnant : Rooie of the Year, six bagues de champion NBA, dix-neuf sélections pour le All-Star Game, deux fois meilleur marqueur de la ligue...

Durant sa carrière, personne ne réussira à rivaliser avec lui. Son fameux "sky-hook" deviendra sa marque de fabrique en attaque. Bien que qualifier de disgracieux par Abdul-Jabbar lui-même, ce tir est l'une des armes les plus efficaces de tous les sports. Joueur très complet, doté d'une agilité et d'une vitesse de déplacement rarement constatée chez un pivot de ce gabarit, Abdul-Jabbar a marqué deux décennies de sport aux Etats-Unis.

Malgré son incroyable succès sur le parquet, ce n'est qu'en toute fin de carrière qu'il n'a véritablement gagné l'affection des fans. Homme discret, il ne se livrait que rarement à la presse. Mais quand il annonça sa future retraite, il reçu une ovation dans chacne des salles NBA.

Pat Riley, son entraineur aux Los Angeles Lakers durant huit ans, dira de lui : "Kareem Abdul-Jabbar ne peut être jugé. Comment peut-on critiquer quelqu'un qui a battu tant de records et qui peut-être le plus grand joueur de tous les temps".

Ferdinand Lewis Alcindor Jr. est né à New York City deux ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. De très loin l'élève le plus grand de tout le système scolaire d'Harlem, Alcindor était considéré comme un phénomène de foire par ses camarades. Après avoir vaincu tout New York avec son lycée, il traverse le pays d'est en ouest et rejoint UCLA et la bande à John Wooden.

Avec les Bruins, Alcindor va tout simplement écraser le championnat universitaire. Il sera élu Player of the Year en 1967 et 1969 par The Sporting News, United Press International, l'Associated Press et l'U.S. Basketball Writers Association. Il est également élu MOP de la March Madness en 1967, 68 et 69. Avec Alcindor sur le parquet, les Bruins remportent trois titres en trois ans.

Pour leur deuxième saison en NBA, les Milwaukee Bucks, bénéficiant du premier choix de Draft en 1969, ont fait du recrutement d'Alcindor une priorité. L'heure d'accueillir le nouveau grand pivot dominant de la ligue étit arrivé après la retraite de Bill Russell et celle, prochaine, de Wilt Chamberlain, alors âgé de trente-cinq ans. Alcindor mène les Bucks à un bilan de 56 victoires pour 26 défaites, soit 29 victoires de plus que l'année passée. Véritable vedette dès ses premiers matchs, Alcindor tourne à 28.8 points et 14.5 rebonds par match et remporte logiquement le trophée de Rookie of the Year.

Durant l'intersaison, les Bucks vont réaliser le transfert qui vont leur permettre de devenir les grands favoris pour le titre de champion : Oscr Robertson quitte les Cincinnati Royals et arrive dans le Wisconsin. Avec un effectif comprenant des joueurs tels que obby Dandridge, Jon McGlocklin ou encore Greg Smith, Milwaukee termine la saison en tête de la ligue avec 66 victoires pour une série de vingt consécutives. Alcindor remporte son premier titre de Most Valuable Player et son premier titre de meilleur marqueur avec 31.7 points par match. Les Bucks écrasent tous leurs adversaires en playoffs, ne concédant que deux défaites, et s'impose en quatre matchs face aux Baltimore Bullets en finale.

Avant le début de la saison 1971-72, Alcindor se convertit du Catholicisme à l'Islam et devient Kareem Abdul-Jabbar, ce qui signifie "noble et puissant serviteur". Au cours de la saison 1972-73,il est à nouveau MVP et meilleur marqueur (34.8 points par match).

En 1973-74, Abdul-Jabbar remporte son troisième titre de MVP en cinq ans et présente des statistiques toujours aussi impressionnantes : 27.0 points à 53.9% et 14.5 rebonds. Les Bucks retrouvent les Finals mais chutent face aux Boston Celtics de Dawe Cowens. Les arrières des Celtics étaient bien trop rapide pour un Oscar Robertson vieillissant, âge de trente-cinq ans. "Big O" se retire des parquets après ces Finals, mettant fin à la domination des Bucks sur leur division. Les Bucks termine même à la dernière place en 1974-75, avec un bilan médiocre de 38 victoires pour 44 défaites.

Malgré des résultats probants à Milwaukee, Abdul-Jabbar ne se sent pas très bien chez les Bucks. Il demande à être énchangé à New York ou Los Angeles et son souhait est exhaucé durant l'intersaison : il rejoint les Los Angeles Lakers en échange de Junior Bridgeman, Dave Meyers, Elmore Smith et Brian Winters. Le règne d'Abdul-Jabbar peut prendre un nouveau souffle.

Chamberlain s'étant retiré deux ans plus tôt, les Lakers enchaînent les défaites. En 1974-75, l'équipe n'affiche qu'un bilan de 30 victoires pour 52 défaites. Dès sa première saison au sein de la franchise californienne, Abdul-Jabbar remporte un nouveau titre de MVP (27.7 points et 16.9 rebonds par match) et les Lakers gagnent dix matchs de plus que la saison précédente.

L'année suivante, Jerry West est nommé entraineur des Lakers, et mène l'équipe au sommet de la ligue. Personne ne remporte plus de matchs que les Lakers durant la saison 1976-77. Avec 53 victoires et un impact toujours aussi grand, Abdul-Jabbar remporte logiquement un cinquième titre de MVP en huit ans, égalant le record de Bill Russell. Mais les Lakers sont écrasés par les Trail Blazers de Bill Walton en finale de conférence.

Malgré ses efforts, Abdul-Jabbar et ses Lakers ne finissent qu'en milieu de tableau de leur division lors deux années suivantes. Il manque vingt matchs en 1977-78 après s'être cassé la main lors d'un premier match de la saison face aux Milwaukee Bucks. L'effectif des Lakers, bien que possédant de jeunes joueurs de talent comme Jamaal Wilkes ou Nom Nixon, semble trop juste pour pouvoir remporter un titre.

En 1979, les Lakers sélectionne le joueur vedette de Michigan State, un meneur nommé Earvin "Magic" Johnson. L'arrivée de Johnson marque le début d'une nouvelle dynastie qui va permettre à Abdul-Jabbar de remporter cinq titres de champion. L'ère du "Showtime" peut enfin débuter.

Lors de la première saison de Johnson, les Lakers remportent soixante matchs et remportent aisément le titre de champion NBA. Au cours du cinquième match de la finale, Adbul-Jabbar se blesse. Mais Magic Johnson le remplace au poste de pivot lors du sixième match et complile 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives,menant les Lakers au titre suprême. Abdul-Jabbar remporte un sixième titre de MVP et affiche des moyennes de 24.8 points et 10.8 rebonds par match.

Il continuera à tourner à au mons vingt points par match pendant les six saison suivantes, et bien que n'ayant plus ses jambes de vingt ans, il jouera encore 32 à 35 minutespar match à un âge où la plupart des autres joueurs ont pris leur retraite.

Le 5 avril 1984, dans un match opposant les Lakers à Utah, à Las Vegas, Abdul-Jabbar inscrit un nouveau "sky-hook" sur une passe de Magic Johnson, lui permettant de marquer son 31.420ème point en carrière. Il dépasse Wilt Chamberlain et devient le meilleur marqueur de l'histoire de la ligue.

Les Lakers ont atteint les Finals huit fois en dix ans entre 1979-80 et 1988-89 et ont remporté cinq titres. Mais la série face aux Celtics en 1985 restera peut-être la meilleure d'Abdul-Jabbar avec l'équipe de Los Angeles. A trente-hui ans, il marque 30 points, prend 17 rebonds, distille 8 passes décisives et contre 3 tirs dans le deuxième match, remporter par les Lakers 109 à 102. Les Lakers l'emportent finamement par 4 à 2. Dans les quatre victoires des Lakers, Abdul-Jabbar tourne à 30.2 points, 11.3 rebonds et 6.5 passes décisives de moyenne. Il sera logiquement élu MVP des Finals.

En 1986-87, les Lakers battent à nouveau les Celtics en finale. Abdul-Jabbar marque moins de 20 points par match pour la premire fois de sa carrière (17.5 points). A quarante ans, il signe un nouveau contrat de deux ans à Los Angeles. L'année suivante, les Lakers deviennent la première équipe depuis les Celtics en 1968-69 à conserver le titre de champion, en dominant les detroit Pistons lors des Finals.

En 1988-89, pour sa dernière saison, les Lakers retournent en finale et affrontent à nouveau les Pistons. Il réalise le meilleur match de sa saison lors de la troisième rencontre de la série en marquant 23 points et captant 13 rebonds, mais les blessures de Johnson et Byron Scott condamnent rapidement les Lakers qui s'inclinent en quatre matchs. Abdul-Jabbar ne tourne qu'à 10.1 points par match à 47.5% au cours de la saison et son adresse est inférieure à 50% pour la première fois de sa carrière. L'heure est venu de raccrocher.

La retraite d'Abdul-Jabbar marque la fin d'une ère en NBA. Il quitte les parquets en ayant marqué 38.387 points en 1.560 matchs et vingt ans de carrière.

Depuis sa retraite, Abdul-Jabbar a travaillé dans l'industrie du divertissement, et a été a plusieurs reprises entraineur et consultant dans les médias et s'est impliqué dans des combats humanitaires tels que la lutte contre la faim et l'illétrisme. Il entre en 1995 au Naismith Memorial Hall of Fame.

Palmarès :
Elu au Hall of Fame (1995),
champion NBA (1971, 80, 82, 85, 87, 88),
MVP (1971, 72, 74, 76, 77, 80),
MVP des Finals (1971, 85),
All-NBA First Team (1971 à 74, 76, 77, 80, 81, 84, 86),
All-NBA Second Team (1970, 78, 79, 83, 85),
All-Defensive First Team (1974, 75, 79 à 81),
All-Defensive Second Team (1970, 71, 76 à 78, 84),
Rookie of the Year (1970),
All-Rookie team (1970),
dix-neuf fois All-Star (1970 à 77, 79 à 89),
élu parmi les cinquante plus grands joueurs de tous les temps (1996).

Matchs disputés : 1.560
Points : 38.387 (24,6/match)
Rebonds : 17.440 (11,2/match)
Passes décisives : 5.660 (3,6/match)
Interceptions : 1.160 (0,9/match)
Contres : 3.189 (2,6/match)
Tirs : 15.837/28.307 (55,9%)
Minutes : 57.446 (36,8/match)

# Posté le samedi 16 juin 2007 15:35

Modifié le vendredi 22 juin 2007 11:37

Nate Archibald #1

Nom : Nathaniel Archibald
Date de naissance : 2 septembre 1948 à New York
Taille : 1m85
High School : DeWitt Clinton, (Bronx, N.Y.)
College : Texas El-Paso
Draft : Cincinnati Royals, 1970 (19ème position)
Numéro : 1 (retiré par les Kings), 7 à Boston et Milwaukee
Transferts : Echangé aux New York Nets le 10 septembre 1976, échangé aux Buffalo Braves le 1er septembre 1977, échangé aux Boston Celtics le 4 août 1978, signe aux Milwaukee Bucks le 1er août 1983

Archibald est l'unique joueur à avoir terminé meilleur marqueur et meilleur passeur la même saison (34,0 points et 11,4 passes décisives en 1972-73). En quatorze ans de carrière, Il a également été six fois All-Star et a remporté un titre de champion avec les Celtics.

Nate Archibald est né et à grandi dans le Bronx, à New York, un des quartiers les plus pauvre et les plus dangereux des Etats-Unis. Le basket lui a permis d'éviter de tomber dans la drogue et la délinquance. Aujourd'hui, il est devenu la fierté de son quartier en aidant les jeunes et les sans-abri à s'intégrer à la société new-yorkaise.

Surnommé "Tiny" par son père, il veille sur ses six frères et soeurs pendant son adolescence. Il devient réellement le chef de famille à l'âge de quatorze ans quand son père quitta le domicile familial.

A quinze ans, il montre déjà de belles aptitudes pour le basket, mais sa petite taille constitue un handicap important. Au lycée, il ne sera pas intégré à l'effectif de l'équipe lors de sa deuxième année.

Mais un homme, Floyd Layne, directeur du secteur sportif au lycée DeWitt Clinton va aider Archibald. Il convainc le coach de l'équipe de basket de donner sa chance à Nate et celui-ci sera élu au sein de la All-City Team lors de ses deux dernières années de lycée.

Ses difficultés scolaires vont le limiter dans le choix de sa future université. Il réussit tout de même à rejoindre Arizona State.

Après une année passée à en Arizona, il accepte finalement de rejoindre l'université de Texas-El Paso où il tournera à 20,0 points de moyenne en trois saisons.

Archibald explose les compteurs lors des matchs exhibition qui suivent la March Madness. Il inscrit 51 points lors du Aloha Classic et tournera à 40 points de moyenne lors des cinq autres matchs de gala.

Les Cincinnati Royals le sélectionnent à la draft au second tour en 1970 derrière Bob Lanier, Rudy Tomjanovich, Pete Maravich, Dave Cowens, Sam Lacey ou encore Calvin Murphy.

Il est directement intronisé dans le cinq majeur des Royals et tourne à 16,0 points par match dès sa première saison. Les Royals sont à la peine, 33 victoires seulement, mais Archibald impressionne déjà. Malgré sa petite taille, il excelle en défense et gène considérablement la remontée de balle des meneurs adverses.

En 1970-71, les Royals désirent échanger leur petit meneur contre un pivot car leur secteur intérieur est leur plus grande faiblesse. Finalement, après de nombreuses négociations, Archibald ne sera pas échangé, mais les Royals récupèrent tout de même Jim Fox en provenance des Bulls en échange de Norm Van Lier. La blessure de Tom Van Arsdale, meilleur marqueur des Royals, va permettre à Archibald de devenir le patron sur le terrain.

Archibald est à présent le vrai leader sur le parquet. Après son injuste non-sélection pour le All-Star Game, il tournera à 34 points de moyenne sur les trois derniers mois de la saison. Il est finalement élu au sein de la All-NBA Second Team, mais les Royals sont toujours à la traîne avec un bilan de 30 victoires pour 52 défaites.

Avant le début de la saison 1972-73, les Royals déménagent à Kansas City-Omaha et deviennent les Kings. C'est en tant que King que Nate Archibald va devenir un des rois de la ligue. Il est sélectionné pour le All-Star Game pour la première fois de sa carrière.

Cette saison fait de lui un des meilleur second tour de draft de l'histoire. En 80 matchs, il tourne à 34,0 points et 11,4 passes décisives de moyenne et devient le seul joueur de l'histoire à terminer premier dans les deux compartiments statistiques lors d'une seule et même année. Il est logiquement nommé dans la All-NBA First Team. Mais l'équipe ne remporte que 36 matchs. "Tiny" doit aussi faire face à de graves problèmes familiaux. Un de ses frères est arrêté pour vol à main armé, un autre de ses frères est arrêté pour vente de drogues, enfin un troisième frère est trouvé inanimé chez lui suite à une overdose. Nate Archibald les aide à les soigner et à les réinsérer sans la société.

Une rupture du tendon d'achille lors de la saison 1973-74 va le limiter à 35 matchs et à 17,6 points de moyenne.

En 1974-75, il joue tous les matchs et son équipe termine avec un pourcentage de victoire supérieur à 50% pour la première fois depuis 1966. Il tourne à 26,5 points et 6,8 passes décisives de moyenne et est élu au sein de la All-NBA First Team pour la deuxième fois de sa carrière. Les Kings chutent en demi-finale de la conférence ouest face aux Chicago Bulls sur le score de 4 à 2.

La saison suivante, Archibald éblouit une nouvelle fois les observateurs par son jeu (24,8 points et 7,9 passes décisives de moyenne), mais les résultats ne suivent malheureusement pas, l'équipe ne remportant que 31 matchs. Esseulé, Archibald doit tenir la franchise sur ses épaules. Il est tout de même élu dans la All-NBA First Team à la fin de la saison.

Echangé aux New York Nets avant le début de la saison 1976-77, il connaîtra les trois années les plus difficiles de sa carrière. Il ne joue que 34 matchs en raison d'une sérieuse blessure aux pieds. A la fin de la saison, il quitte les Nets pour rejoindre l'équipe des Braves. Mais la malchance s'abat sur lui. Il se déchire le tendon d'achille avant l'entame de la saison 1977-78 et ne portera jamais les couleurs de Buffalo. Echangé pour la troisième fois en trois ans, il atterit à Boston où il rejoint les rangs des Celtics pour la saison 1978-79.

La reprise est difficile pour Archibald. La balance affiche vingt kilos de trop au compteur, il semble avoir perdu de sa vitesse et de sa vivacité, ses principales qualités chez les Royals et son rôle au sein de l'équipe est flou. Il joue aux cotés de JoJo White et de Dawe Cowens, entraîneur-joueur, mais les Celtics ne réussissent pas à développer leur jeu et ne remportent que 29 matchs.

Après la saison 1978-79, des rumeurs annonçant une possible retraite circulent dans les coulisses de la NBA. A trente ans, son niveau de jeu est loin de celui pratiqué avec les Royals et son contrat imposant nuit à Boston. Mais les Celtics se renforcent durant l'été et M.L. Carr et le rookie Larry Bird rejoignent l'équipe et la rendent à nouveau très compétitive.

Archibald part se ressourcer tous les étés dans le Bronx pour aider la jeunesse en difficulté et joue avec eux sur le playground de la cité Patterson là où il a grandit.

Il doit désormais tenir un nouveau rôle au sein des Boston Celtics. Il n'est plus le scoreur prolifique du début des années 70. En effet Bird, Cowens et Maxwell s'occupent de marquer les points. Il devient donc un meneur efficace cherchant uniquement à organiser le jeu, ce qui lui permet de devenir un vrai playmaker.

Il ne tourne qu'à 14,1 points par match mais effectue 671 passes décisives, son plus haut total depuis 1973. Les Celtics remportent 61 victoires mais chutent face aux Sixers de Julius Erving en finale de conférence.

Lors de la saison 1980-81, Archibald joue plus de 35 minutes en moyenne et Boston remporte 62 matchs. Il devient le premier joueur de l'histoire du All-Star Game a avoir été élu MVP en sortant du banc et termine cinquième passeur de la ligue avec une moyenne de 7,7 passes décisives par match. En fin de saison, il est nommé dans la All-NBA Second Team.

Après onze saisons, Tiny Archibald connaît enfin la consécration en remportant le titre de champion. Les Celtics l'emportent en sept matchs en finale de conférence face aux Sixers avant de battre les Rockets en finale 4 à 2.

En 1981-82, Archibald effectue une superbe saison, terminant quatrième meilleur passeur (8,0 en moyenne) alors que Larry Bird entame sa troisième saison en NBA. Les Celtics remportent 63 matchs mais échouent en finale de conférence face aux Sixers de Julius Erving.

L'année suivante, ses statistiques commencent à chuter. En 66 matchs, il ne joue que 27,4 minutes en moyenne pour 6,2 passes décisives. Les Celtics sont balayés 4 à 0 par les Bucks en demi-finale de conférence.

Archibald signe avec les Bucks pour la saison 1983-84. Il ne jouera que 46 matchs avant de prendre sa retraite.

En quatorze saisons, Archibald a inscrit 16.481 points, effectué 6.476 passes décisives et participé à six All-Star Game. Il a été élu au Hall of Fame en 1991 et a été choisi parmi les cinquante plus grands joueurs de l'histoire en 1996.

Bien que n'étant plus sur le terrain, Archibald reste très impliqué dans le monde du basket-ball. Après un court passage au sein de l'encadrement des Bucks, il rejoint sa ville natale, New York, où il développe le basket dans les lycées défavorisés d'Harlem et du Bronx.

Il sera décoré en 1993 par David Dinkins, maire de New York à cette époque, pour toutes ses actions en faveur de la jeunesse des ghettos de la ville.

Palmarès :
Elu au Hall of Fame (1991),
champion NBA (1981),
All-NBA First Team (1973, 75, 76),
All-NBA Second Team (1972, 81),
six fois All-Star (1973, 75, 76, 80, 81 82),
MVP du All-Star Game (1981),
sélectionné parmi les cinquante plus grands joueurs de l'histoire (1996).

Matchs disputés : 876
Points : 16.481 (18,8/match)
Rebonds : 2.046 (2,3/match)
Passes décisives : 6.476 (7,4/match)
Interceptions : 719 (1,12/match)
Contres : 81 (0,12/match)
Tirs : 5.899/12.628 (44,2%)

# Posté le samedi 16 juin 2007 15:44

Modifié le samedi 16 juin 2007 16:30

Paul Arizin #11

Paul Arizin #11
Marques Haynes et Paul Arizin

Nom : Paul Joseph Arizin
Date de naissance : 9 avril 1928 à Philadelphie, Pennsylvanie
Date de décès : 13 décembre 2006
Taille : 1m93
High School : La Salle (Philadelphie)
College : Villanova
Draft : Philadelphia Warriors, 1950 (choix territorial)
Numéro : 11
Transfert : Rejoint les Camden Bullets (Eastern Basketball League) en 1962

Pitchin' Paul Arizin est un des pionniers du basket moderne. Alors que dans les années 50, tous les tirs étaient pris à deux mains et les deux pieds collés au sol, il révolutionna la façon de shooter. En effet son arme secrète était le jump shot, ou tir en extension. Non content d'être un shooteur très habile, Arizin était également un grand défenseur et excellent rebondeur. Il a tourné à plus de 20 points de moyenne lors de ses neuf saisons dans la ligue, performance réalisée alors que l' horloge des 24 secondes n'existait pas encore.

En dix saisons avec les Warriors, Arizin a participé au All-Star Game chaque année, remporté deux titres de meilleur marqueur et une bague de champion. Avec George Mikan, Bob Cousy , Bill Sharman, Dolph Schayes et Joe Fulks, il a participé à l'émancipation du basket-ball alors que le baseball et le football étaient les sports dominant aux Etats-Unis dans les années 1950.

Paul Arizin est né à Philadelphie en 1928 d'un père français et d'une mère irlandaise. Il commence à jouer au basket avec le lycée de LaSalle. Il faisait parti de l'effectif mais son entraîneur ne trouvait pas son niveau suffisant pour le faire jouer en match. Lors de sa dernière année au lycée, il n'a disputé que quelques matchs sans enjeux avant d'être mis à l'écart en raison d'un niveau trop faible. Il s'inscrit alors dans différentes ligues indépendantes et jouait pour six à sept équipes en même temps, ce qui l'obligeait parfois à jouer deux matchs la même soirée. "J'ai fais cela car j'adorais jouer" confiera Paul Arizin à la fin de sa carrière.

C'est à cette époque qu'Arizin inventa le jump shot. "C'est arrivé accidentellement. Nous jouions souvent sur des parquets très glissant, il n'y avait personne pour nettoyer la sueur des joueurs tombés sur le sol. A chaque fois que je shootais, je dérapais et lançât la balle alors que j'avais les pieds décollés. Ensuite j'ai travaillé cette technique car les défenseurs étaient incapables de la contrer.

Il rejoint l'université de Villanova en 1946 où il va devenir un brillant étudiant en chimie. Il continue à jouer dans diverses ligues avant que Al Severance, l'entraîneur des Villanova Wildcats n'assiste à un de ses matchs. Ce dernier enrôle Arizin au sein de l'équipe universitaire lors de son année de sophomore.

Il a fallut un certain temps d'adptation à Arizin avant de trouver ses marques en NCAA. Il joue sporadiquement quelques minutes lors de ses sept premiers matchs. Il obtient un temps de jeu conséquent lors du match suivant mais son compteur de points restera bloqué à zéro et ce n'est que lors du neuvième match qu'il montre ce dont il est capable avec 10 points. Il terminera la saison en ayant inscrit 267 points et sera le meilleur marqueur de son équipe.

Il marque 22,0 points par match lors de la troisième année de son cursus à Villanova. Lors d'un match face à une université de Division II, Arizin marque 85 points. Seul Frank Selvy a fait mieux avec 100 points. Les Wildcats remportent 22 de leurs 25 matchs et se qualifient pour la March Madness. Villanova chutera face à Kentucky 85 à 72 malgré 30 points d'Arizin. Il sera tout de même élu dans l'All-America Team.

Lors de sa dernière année, Arizin tourne à 25,3 points de moyenne, deuxième plus haut total de l'histoire à l'époque. Il mène Villanova à 25 victoires pour 4 défaites et est élu College Player of the Year. Son numéro sera immédiatement retiré par son université. Outre ses exploits sur le terrain, Arizin termine son cursus universitaire par un prix d'excellence en chimie.

En seulement trois ans, Arizin est passé des stades malfamés au rang de meilleur espoir national.

Les Philadelphia Warriors exercent la priorité territoriale sur Arizin à la draft 1950 car ce dernier est originaire de la ville et y a fait ses études. Il touche 9.000 dollars lors de sa première saison en NBA. Les Warriors retrouvent la première place de l'Eastern Division dès 1951. Arizin tourne à 17,4 points et 9,8 rebonds lors de sa première saison en NBA et aurait sans aucun doute été élu Rookie of the Year, mais ce trophée n'a été crée que l'année suivante. Il dispute le premier de ses neuf All-Star Game et y inscrit 15 points. Mais en playoff les Warriors sont trop tendres face aux Syracuse Nationals qui l'emportent 3 à 0 au premier tour.

C'est lors de la saison 1951-52 qu'Arizin va réellement devenir une superstar. Il marque 25,4 points par match et termine meilleur marqueur. Seuls Mikan et Fulks ont déjà tourné à une meilleure moyenne que celle d'Arizin en 1952. Il prend aussi 11,3 rebonds par match. Le 21 décembre 1951, lors d'un match à trois prolongations face aux Lakers, Arizin joue 63 minutes, record qui tiendra une quarantaine d'années avant d'être battu par Dale Ellis. Lors de son deuxième All-Star Game, il marque 26 points et est élu MVP. Mais en playoff, les Nationals écrasent une nouvelle fois les Warriors dès le premier tour.

A l'âge de 24 ans, Arizin est enrôlé par l'armée américaine, dans les Marins. Il prendra part à la Guerre de Corée pendant deux ans. Durant son absence, les Warriors sombrent. Leu bilan catastrophique est de 41 victoires pour 100 défaites. L'autre star de l'équipe, Joe Fulks prend quant à lui sa retraite.

En 1954, Arizin fait un retour triomphal sur les parquets. Il termine deuxième marqueur avec 21,0 points de moyenne. Mais les Warriors ne gagnent que 33 matchs et manquent la qualification pour les playoffs.

L'année 1955-56 sourit enfin à Philadelphie. Quatre joueurs des Warriors terminent parmi les vingt meilleurs marqueurs de la ligue dont Arizin (24,2 points). L'équipe termine première de la ligue avec 45 victoires. En playoff, les Warriors éliminent les Nationals 3 à 2 en finale de division avant de battre les Pistons en finale 4 à 1. Cette victoire offre à Philadelphie son second titre en dix ans.

Il remporte son second titre de meilleur marqueur avec une moyenne de 25,6 points par match en 1956-57, agrémenté de 7,9 rebonds. Malheureusement le départ de Gola, parti accomplir son service militaire va handicaper l'équipe qui ne finit que troisième de sa division et qui est écrasée au premier tour des playoffs par ses grands rivaux, les Syracuse Nationals.

Arizin tourne à 20,7 points de moyenne en 1957-58 et marque 24 points lors du All-Star Game. La saison suivante, il tourne à 26,4 points, la plus haute moyenne de sa carrière, mais termine derrière l'ailier explosif des Hawks, Bob Pettit, au classement des meilleurs marqueurs.

Lors de ses trois dernières saisons, Philadelphie termine deuxième de l'Eastern Division, à chaque fois derrière les Boston Celtics. Au cours de ses trois saisons, il continue à tourner à plus de 20 points de moyenne. L'arrivée de Wilt Chamberlain en 1959 va offrir aux Warriors un des meilleurs duos d'attaque de la ligue. Cependant la supériorité des Celtics empêchera les Warriors de remporter un titre jusqu'en 1967.

Le 1er décembre 1961, Arizin marque 33 points face aux Lakers et devient le troisième joueur de l'histoire à franchir la barre des 15.000 points en carrière, après Bob Cousy et Dolph Schayes. En 1962, les Warriors quittent Philadelphie pour San Francisco. Arizin préfère rester sur la côte est et tire sa révérence à l'âge de 34 ans.

Il quitte la NBA après avoir inscrit 16.266 points, pris 6.129 rebonds et effectué 1.665 passes décisives. Mais sa carrière n'en était pas finie pour autant. Il rejoint les Camden Bullets de l'Eastern Basketball League, une ligue mineure, avec qui il jouera durant trois ans, de 1962 à 1965.

En 1970, Arizin est nommé dans la NBA Silver Anniversary Team. Sept ans plus tard, à l'âge de 49 ans, il intègre le Hall of Fame en compagnie de son ancien partenaire Joe Fulks. En 1996, il est choisi comme étant un des cinquante plus grand joueur de tous les temps et restera à jamais comme celui qui inventa le jump shot.

Il décède le 13 décembre 2006 à l'âge de 78 ans.

Palmarès :
Elu au Hall of Fame (1978),
champion NBA (1956),
All-NBA First Team (1952, 56, 57),
All-NBA Second Team (1959),
dix fois All-Star (1951, 52, 54 à 61) ,
MVP du All-Star Game (1952),
sélectionné parmi les cinquante plus grands joueurs de tous les temps (1996).

Matchs disputés : 713
Points : 16.266 (22,8/match)
Rebonds : 6.129 (8,6/match)
Passes décisives : 1.665 (2,3/match)
Tirs : 5.628/13.354 (42,1%)

# Posté le samedi 16 juin 2007 16:07

Arnold "Red" Auerbach

Arnold "Red" Auerbach (Brooklyn, 20 septembre 1917 - Washington, 28 octobre 2006) d'un père originaire de Minsk en Biélorussie, est l'architecte et le maître à penser des Boston Celtics.

Célèbre pour son cigare qui symbolisait la victoire, il était un entraîneur déterminé et exigeant qui a dirigé 11 Hall of Famers et a mené Boston à 10 titres de division en 16 ans.

Auerbach entraina les Washington Capitols, équipe de BAA (future NBA) de 1946 à 1949.

Il entraina ensuite les Tri-Cities Blackhawks lors de la saison inaugurale de la NBA.

En 1950, il devient l'entraineur des Boston Celtics. La même année il devient le premier entraineur à sélectionner un joueur noir, Chuck Cooper, lors de la draft NBA.

1950-51 fut sa première saison à la tête des Cetics mais il ne gagna son premier titre qu'en 1957. Entre 1959 et 1966, il remporte une série inégalée de 8 titres d'affilée, 1966 est d'ailleurs l'année où il se retire. Il sera le premier à aligner un cinq de départ entièrement composé de noirs lors de la saison 1964.

Il occupera ensuite les fonctions de manager puis président des Celtics. Sous sa direction, ceux-ci reporteront sept nouveaux titres.

Négociateur né, c'est lui qui est à l'origine des arrivées de Bill Russell, puis John Havlicek, Larry Bird.. Sa seule erreur de choix sera pour Bob Cousy: il ne croit pas que ce dribbleur extraordinaire sera capable de faire son trou chez les pros. Mais avec la faillite de Chicago qui avait sélectionné Cousy, celui-ci atterri finalement chez les Celtics, pour le plus grand bien de ceux-ci.

Palmares:
9 titres NBA 1957 et tous de 1959 à 1966.
ll a dirigé l'équipe de l'Est lors de 11 NBA All-Star Game, et remporté 938 matchs en tant qu'entraîneur en saison régulière, pour 479 défaites.
Il a été élu coach de l'année en 1965.
Il a été élu le plus grand coach de l'histoire de la NBA en 1980.

# Posté le samedi 16 juin 2007 16:18